jeudi 5 novembre 2009

Viva la vida..

J'écoute ColdPlay ce matin. Viva la Vida. J'aime bien et je suis d'accord.
Vive la vie...Oui malgré ce qu'elle nous enlève parfois, ce qu'elle nous afflige...Parce qu'elle est trop courte pour faire toutes les rencontres que je voudrais, je l'aime quand même. Elle n'est pas vide de sens, moi qui suis avide sans cesse de croiser les chemins d'autres sensibilités égarées, on s'emmène ensemble vers un destin qui pourra être légendaire, pour peu qu'on se lâche la bride qui retient nos rêves.

Vive la vie... Même si je sais que d'ici peu elle m'enlèvera d'autres êtres que j'aime, ou bien qu'elle m'enlèvera à eux si Atropos décide d'intervenir sur le fil que Clotho aura mesuré pour moi, lorsque le sablier de Lachésis sera vide (vous avez quand même déjà entendu parler des 3 Parques ? ;))

La vie est trop courte pour la passer à la pleurer, à la gâcher, à la dénigrer. Ses obstacles sont difficiles et j'ai souvent serré les dents, surement beaucoup moins que d'autres qui traversent pire que moi. Je ne me plains pas, ou si peu. Je sais que cette vie m'apporte aussi ce que je sème, ce que j'en fais. C'est moi qui dirige le sens de ma vie, pas le hasard.

Je ne veux plus perdre de temps à me morfondre sur des problèmes ou sur des gens qui refusent les solutions quand on veut les aider. Je les appelle les personnes toxiques. Celles et ceux à qui on a donné un maximum de temps, un maximum d'écoute, de présence, d'attention, de rêve, de matériel, et qui ne remarquent rien et persistent à voir uniquement le négatif.

Je veux aller vers le haut, pas vers le bas. C'est quand je remarque les petits bonheurs de l'existence que je me sens bien. Une musique, un instant de vie, un clin d'oeil de la nature, des petites choses insignifiantes pour les missiles de notre société qui filent à toute vitesse vers des cibles qu'eux memes n'arriveront jamais totalement à définir.

Je capte ces bonheurs et j'essaie de les réfléchir pour que les autres les perçoivent et réfléchissent à leur tour et ainsi de suite. Rayonner vers eux pour essayer un peu de s'ouvrir les yeux, à deux ou à plusieurs du moment qu'on a du bonheur à donner et non pas à revendre.

Ce matin j'ai croisé la route d'un héron, puis d'un écureuil. Ce sont eux les plus heureux, les plus libres. J'ai aussi arrêté mon regard sur le contraste saisissant des arbres d'un vert magique et d'un ciel gris orage. J'aime remarquer ces petits détails et je me dis que la vie est trop courte aussi pour ça.

Est ce que je rêve trop? Je ne pense pas. Je fais un ralenti sur la vraie vie, celle que les gens traversent trop vite pour se donner l'impression de faire un maximum de choses et se dire sur leur lit de mort qu'ils auront eu une vie bien remplie. Mais remplie de quoi, finalement?

De ma petite vie d'une trentaine d'années, j'ai vu des choses, pas assez, rencontré des gens, pas assez, aimé et été aimée, pas assez, mais je ne suis pas pressée car je veux pouvoir savourer ce que je vis et je veux aussi pouvoir prendre le temps de choisir mes directions, pour me sentir bien et faire en sorte qu'autour de moi les gens se sentent bien aussi.

Si je peux leur apporter un peu de tout ça, alors sur mon lit de mort, je pourrai dire que j'ai bien fait d'aimer la vie.

vendredi 2 octobre 2009

J'ai vu Avalon

Il y a un lac, l’eau est d’un vert profond et on croirait que la fée Viviane va sortir dans une explosion de centaines de milliers de gouttes d’eau, la féérie aquatique n’est pas loin, on la devine, on la sent, mais on ne la voit pas.

Il y a des arbres autour, dont j’ignore le nom, qui penchent leurs branches fines et gavées de feuilles vers cette eau mystérieuse et calme. Légèrement, ils caressent la surface de ce passage mystique et créent de petites vagues, circulaires, régulières et fines, qui semblent danser au rythme d’une musique que certainement seuls les elfes sont capables d’entendre.

De fines traces de brume sont suspendues ça et là, et nourrissent de mystère cet endroit déjà chargé de magie.
Des siècles se sont écoulés, combien d’hommes ont franchi ce passage ?
Combien de vies, combien d’amants, combien de guerres ont vu ce coin caché, lieu marqué des mémoires du temps, des mémoires de personnages incroyables ?

Il y a dans ces arbres une énergie qui n’est pas celle des hommes et qu’ils recherchent inlassablement. Au toucher de l’écorce l’Histoire nous rattrape.
Témoins malgré eux des ravages causés par la folie de ceux qui nous ont précédés en ce monde, ils ont survécu aux pires démences de nos ancêtres.

Sur l’eau glisse une barque, entièrement faite de bois, sans artifices. Il se tient debout sur cette barque, le regard fixe et les traits durs. Il s’approche du rivage mais ne me voit pas. Personne ne me voit. Je suis un témoin caché, derrière une fenêtre invisible.
Cet homme contraste tant avec le calme de l’eau profonde. Il est marqué par ce qu’il a vécu, par les vies qu’il a sauvées et celles qu’il a prises.
Rattrapé par ce passé il vient chercher ici l’énergie de l’écorce, puiser la force nécessaire pour ne pas sombrer dans la folie.
Assis sous les feuilles protectrices, il se recueille et pour lui le temps s’arrête. Je le regarde et m’imprègne de cette énergie, de son histoire, je sens battre son cœur et monter ses regrets à l’égard de ses actes. Je partage ses peines et malgré moi lui parle et lui pardonne.

La brume s’épaissit alors qu’il dirige son regard dans ma direction. Etonné de ma présence, je le vois hésiter comme si il avait du mal à croire ce qu’il voit.
Ce n’est que lorsqu’il se lève et marche vers moi que le brouillard m’emporte au-delà du temps, au-delà de ces arbres, au-delà de cette rive, et me plonge dans cette eau profonde, entourée d’un ballet de gouttes d’eau translucides. Je m’y sens bien, je m’y sens chez moi. Je pars vers Avalon, rejoindre les pretresses de Ceridwen.

Qui est vraiment la fée Viviane……

De l'autre côté de ma vie, il y a Lui.

D’abord il y a son regard. Des yeux dont peu importe la couleur, ils ont cette lumière quand il me regarde, une chaleur qui m’enveloppe toute entière, un regard doux et pénétrant, le regard de celui qui sait ce dont j’ai besoin, ce que je crains, ce qui me plait, ce qui me porte…
C’est un regard qui sait se passer de mots, car notre langage nous est propre et n’a pas besoin...de mots ; c’est le langage du cœur et je passerais des heures et des heures à parler ainsi avec lui dans le plus profond des silences.

Si je ferme les yeux, je peux continuer de voir ce regard et de sentir cette aura autour de moi, protection contre la tristesse, antidote contre le doute, dans ses yeux je n’ai plus peur de rien car je suis au dessus de la peur, portée par un amour sans bornes dont je me sais l’unique destinataire.
Le temps n’a plus de sens, il file et puis s’arrête, au gré de ces regards que nous échangeons lui et moi.
Qui peut dire si nous sommes seuls ou si des gens nous regardent ? Cela a-t-il la moindre importance ? Si seulement Lui me regarde alors je serai seule au monde au milieu de millions de personnes.

Puis il y a sa voix, cette voix grave, sensuelle, dénuée du moindre accent et pourtant reconnaissable entre toutes, portée de vibrations qui viennent résonner dans mon corps tout entier. Tout comme son regard est là même quand j’ai les yeux fermés, sa voix hypnotise mes sens et je suis là, à l’adorer au rythme de ses paroles qui sont celles que j’attends.
Son rire me plait, et son sourire me fait craquer.

Nul besoin de la moindre promesse car je sais que je peux avoir confiance en lui. Quand il prend ma main dans la sienne je ne me sens pas prisonnière, son étreinte est pour moi la liberté qui m’a tant manquée.

En fermant les yeux contre lui, réchauffée par les derniers rayons du soleil, je ne me suis jamais sentie aussi bien. Mon cœur est trop petit pour contenir ce bien être qu’il me donne et si des larmes coulent sur mes joues, un sourire les accompagne.

C’est seulement quand ses lèvres se sont approché de moi que…………….


Mon réveil a sonné :( !!!


Je continue de rêver.
Quand je rêve, je vis encore davantage.
Et tant pis si je passe ma vie à rêver, le rêve c'est une vie mais dans une autre dimension.
Un jour je finirai bien par passer de l'autre côté....

mardi 22 septembre 2009

Sim's [A]natomy

Bon allez... Elle est où la caméra? Si, si, y a forcément une caméra quelque part, ce n'est pas possible autrement. Ou alors ça y est, les extra-terrestres ont réussi à pondre une version réelle des Sims et le petit E.T. qui s'occupe de moi est bourré.
Parce que là, avouez que ça fait beaucoup en peu de temps...
Les grippés en décousent pendant une semaine. soit.
Certains n'en réchappent pas (ah là c'est moins marrant. tant pis je laisse quand meme).
Une petite gastro bon, 48heures...
Mais LA. LA ça fait depuis juillet que j'enchaine!!
Phlegmon amygdalien...(abcès à l'amygdale, ça calme)
Angine blanche.
Fatigue vocale.
Opération des amygdales en vue.
Anesthesie partielle de la main gauche (en + suis gauchère, FORCEMENT!!!)à cause d'un nerf coincé, avec peut etre une opération la aussi...
Je vous fais grace des détails de l'aménorrhée (merci Wiki hahaha) créée par le subtil cocktail antibio anti inflammatoires cortisone ET stress (c'est sexy pas vrai ;)
Bon alors soit le petit E.T. fait la sieste, soit il a mis tous les points ailleurs mais pas à la rubrique Santé du petit Sim's chétif faible et tout mimi que je suis.
Snif.
Demain apres midi, histoire de pas trop s'ennuyer, je vais voir un neurologue pour me prendre des décharges électriques dans le bras, histoire de voir comment le petit nerf est coincé. Ben oui quoi sinon c'est pas marrant!

"Sim's Anatomy, torturez vos Sims" les E.T. sont des sadiques.

Il va me falloir beaucoup beaucoup de défoulage, de fiesta, de calins, de plein de choses bien pour rattrapper le merdier psycho-physiologique de cet été.

Que me réserve l'automne maintenant? J'ai peur.

(elle est où la caméra?)

jeudi 10 septembre 2009

L'Amie Gdale....

Le verdict est tombé.
Non seulement je suis interdite de chant à cause de ma fatigue vocale mais en plus je vais devoir me faire opérer des amygdales. à presque 34balais. C'est ballot.

Qu'est ce qui devrait m'inquiéter le plus? l'anesthésie générale??? rhooo ce serait top si je vivais une EMI non ? (EMI = expérience de mort imminente) allez juste pour le fun de voir de dessus pendant quelques minutes..

Et si c'était les douleurs post opératoires? une grosse angine parait il... mouais. je suis pas spécialement du genre chochotte mais je dois dire que je m'en passerais bien, allez envoyez la codéine la morphine et toutes mes copines en -ine qui m'enleveront le bobo gorge!!!

Il y a encore autre chose. Parait que la voix se modifie. Enorme. Je vais muer. Comment? est ce que je vais gagner des graves ou bien des aigus? avoir la voix cassée à la bonnie tyler à vie (ça peut etre intéressant remarque...?).
Toujours est il qu'il me reste un mois de vie "normale"...avant l'opération, que je crains j'avoue. J'aime PAS qu'on touche à mon corps autrement que pour me faire du bien et seulement QUAND JE L'AI DECIDE. Na.

je suis chiante, je sais.
je suis une fille, c'est donc normal, ça fait partie du package.

Doux repos des oreilles pour mon entourage..Marlene en mode MUTE pendant quelque temps.
Enfin, on verra bien.

Pour info mes parfums préférés en glaces c'est sorbet poire mangue ou citron, je dis pas non à des oranges givrées mais sans les morceaux de zeste.
Allez je vais pas etre chiante pour le coup, des mister Freeze me feront mega plaisir.

Ce sera le jeudi 8 octobre, à la clinique d'Orange, et j'en sortirai normalement le vendredi 9 vers midi.
Faudra que je fasse de la place au congél. Glaces, yaourts et compotes.
J'ai intéret à prendre un peu de poids en prévision de la fonte.......
Pas des glaces, la mienne!

J'ai mal.

jeudi 20 août 2009

Dans les cordes (vocales)

Une semaine marathon... concert tous les soirs.. je me doutais que ce serait difficile mais je ne pensais pas à ce point. En travaillant la journée, peu de repos pour les cordes vocales et là maintenant je stresse. hier soir trop forcé dessus et ce matin je me sens faible avec une sensation de gorge enflée. J'ai encore un concert ce soir et demain avant de pouvoir me reposer la voix.
Cortisone mon amie, cortisone mon ennemie aussi mais ma seule voie (sans mauvais jeu de mots) vers la possibilité de chanter. Et encore...
Je vais devoir éviter les chansons qui poussent trop, et qui sont celles que j'aime faire.
On verra bien, envoyez moi vos ondes positives....

mercredi 29 juillet 2009

@bsence

Je regarde la date de mon dernier texte : 4 juillet. Et depuis c'est le désert des mots. C'est dû en partie au fait que j'accumule les concerts depuis le 5 juillet. C'est dû aussi au fait que j'ai rentré ma tête dans ma coquille quelques jours pour faire passer un petit moment assez désagréable mais somme toute parfaitement gérable.
Et ensuite j'ai repris du poil de la bête,je me sens gonflée d'une énergie nouvelle, une envie de rendre les gens heureux, un état de grâce que même mon découvert bancaire (pourtant chargé....) n'arrive pas à entâcher.
Je sens que je rayonne de l'intérieur et je ne veux pas que ça s'arrête.
Je dis, j'écoute, je donne, je prends, j'accompagne, je caresse, je vis, et tout ça sans envie spéciale de retour, et pourtant du retour j'en ai en pagaille! alors que, lorsque je n'allais pas au mieux, je voulais tellement de retour et je n'avais rien.
Donne et on te donnera, mais à l'époque je ne donnais pas, c'est peut etre la clé.

La chaleur, l'été, les étoiles (filantes et autres), les amis, ceux à qui on peut dire Je T'Aime sans ambiguité et avec de la vraie affection, celle qui fait du bien au coeur, sans arrière pensée, juste la lueur dans les yeux de se dire qu'on s'aime fort et qu'on veut le bonheur de l'autre avant le sien, propre. C'est ce que je ressens en ce moment.
C'est comme un rêve et je ne veux pas me réveiller. Pas encore. Je sens que j'ai encore tellement à offrir.

Je n'ai pas fait d'effort de mise en forme pour raconter tout ça, j'ai commencé une phrase et tout s'est déversé, comme un seau d'eau...

Je ne crois pas m'être jamais sentie aussi sereine et aussi heureuse, il ne me manque plus que l'Amour pour être complète.
Je sais qu'il n'est pas très loin, sinon et bien ce n'est pas grave, j'attendrai.

samedi 4 juillet 2009

Passage à (ca)niveau

Je ne suis pas montée dans le bon wagon. J’ai pensé que j’avais un ticket valable, les portes se sont ouvertes, je suis montée et je n’ai pas fait attention.

Les gens souriaient et m’accueillaient avec gentillesse. C’était simple et bon.

Comme un sourire, une plaisanterie, un regard amical peuvent vous induire en erreur en peu de temps.


Non ce n’était pas le bon wagon.


C’était pourtant si chaleureux. Les couleurs me parlaient, les odeurs me plaisaient, la musique me touchait. Pour un peu je me serais sentie chez moi.

Les mots caressaient mes oreilles avec délicatesse, comme si chaque parole connaissait le chemin vers la bonne case de mon cerveau pour me rendre encore plus en confiance, encore plus heureuse.

Il n’y avait pas de barrière, pas de classe, tous les endroits étaient ouverts et chaque fois plus accueillants, à chaque passage. Une douceur au goût de sirop, une gourmandise bienvenue.


Mais ce n’était pas le bon wagon.


Je croyais que j’y avais trouvé ma place. Bien sur je savais que je devais partager cet espace avec d’autres personnes, mais ça ne me dérangeait pas car j’avais ma place et on s’occupait bien de moi.


Enfin j’ai eu l’impression parce qu'après je ne retrouvais plus ces couleurs, ces odeurs, cette musique, ces mots.


J’ai cru que j’avais perdu un instant l’attention suffisante pour capter ces essences, mais ce n’était juste pas le bon wagon. Si je demandais pourquoi les mots n’étaient plus là, les regards glissaient sur moi pour atterrir sur les autres, comme si je m’effaçais moi aussi, en même temps que les couleurs, en même temps que les odeurs, en même temps que la musique.

Je me suis effacée en peu de temps, j’ai glissé hors du wagon qui n’était pas le mien, les yeux d’abord affolés, puis tristes, le cœur gros de m’être laissée faire, dans un espace pourtant si accueillant, si chaleureux mais au sein duquel finalement j’ai refusé de faire simplement partie du décor.


Assise près du passage à niveau, et parce que personne ne m’attend ou ne vient m’y chercher, je vais reprendre la marche que j’avais commencée, en espérant qu’un jour je prendrai le bon wagon, celui à l’intérieur duquel j’aurai vraiment ma place et dont on ne m’effacera jamais.


mercredi 1 juillet 2009

Le Marchand de Sable

La nuit est mon berceau, doux berceau tapis d'ombres
La nuit est mon cerceau, Je me joue de sa ronde

Ce n'est qu'après minuit, à l'heure où les gens bien
se sont tous endormis, que je m'éveille enfin

le sable que je vends vous construit des châteaux
vous mène par dela les endroits les plus beaux

Vos yeux fermés ne sont jamais aussi ouverts
Qu'alors que vous dormez vous voyez l'univers

j'ai deja mis les voiles au dela de vos rêves
et quand vient votre jour déjà le mien s'achève

Alors si la mémoire vous accorde la chance
de pouvoir retrouver la trace de cette danse

Vous garderez un peu de ces grains de magie
que je vous ai portés au milieu de la nuit.

Le rêve nous fait vivre encore faut il un brin
de folie et d'envie pour n'en pas voir la fin.

lundi 29 juin 2009

Adaptation très libre du Cid, version 3 grammes.

(pardon Corneille, lol....)

Ô rage ! ô désespoir ! ô mon foie ennemi !
N'ai-je donc tant vécu que pour la beuverie ?
Et ne suis-je bourré(e) dans les contrôles routiers
Que pour voir en un soir partir c’que j’ai gagné ?
Mon foie qu’avec respect toute la France admire
Mon foie qui tant de fois a frôlé le martyre
Tant de fois affermi ma belle réputation
Trahit donc sa faiblesse face aux viles potions ?
Ô cruel souvenir de mes cuites passées !
Œuvres de tant d’alcools un peu mal digérés !
Ancienne dignité encadrée au grenier
Principes oubliés (ouh la je sens qu’ça monte !)
Faut-il de cet état un jour se réveiller
Et mourir si peu sobre et vivre dans la honte ?
Aubergiste, aujourd’hui prouve-moi ta valeur
L’apéro n’admet point de si petits joueurs
Oh ton précieux breuvage tant de fois englouti
Malgré ma résistance j’en ai payé le prix
Et toi de mes exploits dont tu fus le témoin
(Oui je parle à mon verre c’est mon meilleur copain)
Verre qui fut bien trop sec, je m’en veux de l’offense,
Qui te fut alors faite et je remplis ta panse !
Va choyer mon gosier, achève ton dessein
Passe pour me rincer, je reviendrai….demain.

dimanche 28 juin 2009

Les petits fondants au chocolat noir et au beurre salé

Je pressens le topic du siècle là...
oui parce que vous, à défaut de réfléchir sur des mots, vous allez réfléchir avec votre estomac, et là pour le coup je dois dire que vous aurez raison!
Mille mercis à ma filleule de m'avoir donné cette recette de fondant au chocolat, que j'ai adaptée en en faisant plein de plus petits, grace à un plat deja moulé, prévu à la base pour faire des petits gateaux ronds.... basiques.

Les ingrédients :
100 gr de chocolat noir
2 oeufs entiers + 2 jaunes tout seuls
50gr de farine
100gr de sucre glace
100gr de beurre 1/2 sel (ou au sel de Guérande)

faire fondre le chocolat (au bol dans un micro ondes ça gère), mélanger avec le beurre fondu aussi de la meme façon.
battre ensemble les 2 oeufs entiers + les 2 jaunes+ la farine + le sucre glace.
rajouter le mélange chocolat+beurre.
Tout bien mélanger.

Ensuite plusieurs options :

** LE FONDANT tout seul: beurrer un moule à manqué (le rond, lol) et couler le mélange dedans. au four à 210°C pendant 8mn si vous le voulez ultra coulant, 10mn si vous le voulez fondant.

** LES RAMEQUINS INDIVIDUELS : beurrer les ramequins, couler le mélanger dedans, et idem à 210°C, 6 à 8mn pour le coulant, 8 à 10mn pour l'effet fondant.

** LES PETITS PALETS FONDANTS : c'est ce que je préfère. une plaque avec des petits creux dedans, vous faites tomber une cuillere à soupe du mélange dans chaque creux. pas plus de 8mn au four. ça fait plein de petits biscuits à manger n'importe quand!

surtout quand on a bien les boules devant un film avec Meg Ryan... ^^

J'ai rencontré Wonder Woman

Elle a toujours des vêtements coordonnés, dans les matières, dans les couleurs, avec des bijoux, des breloques ou de vrais beaux bijoux que son mari amoureux lui offre de temps en temps.

Elle a toujours le temps de rendre service, dans son travail, mais aussi dans la vie. Elle est bénévole dans son quartier et même si elle n’a pas trop le temps d’aller à l’église vu qu’elle cuisine toujours pour dix le dimanche, elle connaît très bien le curé de son village et l’invite de temps en temps à boire un jus de fruit frais qu’elle confectionne toujours elle-même.

Elle amène de temps en temps des petits gâteaux, qu’elle a fait en vitesse, juste comme ça, et qui ont l’air de sortir de chez le pâtissier parce qu’ils sont découpés au millimètre juste comme il faut là, qu’ils ont le petit dessin en sucre glace juste ici, et bien entendu ils sont bons à se damner sur place.

Elle connaît toujours le bon docteur, le bon dentiste, le bon osthéo qui sera pas cher ou remboursé et qui aura toujours un rendez vous disponible, du moment qu’on dit qu’on vient de sa part.

Elle sait jardiner, monter un mur de parpaings, et ses vêtements n’ont jamais de trace de lessive.

Elle dit toujours bonjour, tous les matins, elle ne boit pas de café mais du thé et elle n’est jamais de mauvaise humeur.
Le seul gros mot qui soit jamais sorti de sa bouche est un « merde » à peine articulé qui la fait rougir de honte, alors que nous autour, nous composons gaiement à coup de putain, fais chier, bordel de merde, je vais leur faire bouffer par le nez si ils continuent à me chercher !

Elle arrive toujours un quart d’heure en avance partout où elle doit aller. Et elle reste plus tard aussi, pour finir ce qu’elle a commencé.

Elle appelle toujours son fils pour savoir si tout va bien, s’il a bien goûté et si sa journée a été bonne.
Elle appelle toujours son mari pour les divers rendez vous qu’elle a pris pour lui et pour lui faire un bisou. Un « moi aussi » avant de raccrocher indique qu’il lui dit toujours Je t’Aime.

Je ne l’envie pas car je serai incapable de vivre sa vie.

Enfin, peut être que quelques heures par jour, ça me ferait du bien…