J'écoute ColdPlay ce matin. Viva la Vida. J'aime bien et je suis d'accord.
Vive la vie...Oui malgré ce qu'elle nous enlève parfois, ce qu'elle nous afflige...Parce qu'elle est trop courte pour faire toutes les rencontres que je voudrais, je l'aime quand même. Elle n'est pas vide de sens, moi qui suis avide sans cesse de croiser les chemins d'autres sensibilités égarées, on s'emmène ensemble vers un destin qui pourra être légendaire, pour peu qu'on se lâche la bride qui retient nos rêves.
Vive la vie... Même si je sais que d'ici peu elle m'enlèvera d'autres êtres que j'aime, ou bien qu'elle m'enlèvera à eux si Atropos décide d'intervenir sur le fil que Clotho aura mesuré pour moi, lorsque le sablier de Lachésis sera vide (vous avez quand même déjà entendu parler des 3 Parques ? ;))
La vie est trop courte pour la passer à la pleurer, à la gâcher, à la dénigrer. Ses obstacles sont difficiles et j'ai souvent serré les dents, surement beaucoup moins que d'autres qui traversent pire que moi. Je ne me plains pas, ou si peu. Je sais que cette vie m'apporte aussi ce que je sème, ce que j'en fais. C'est moi qui dirige le sens de ma vie, pas le hasard.
Je ne veux plus perdre de temps à me morfondre sur des problèmes ou sur des gens qui refusent les solutions quand on veut les aider. Je les appelle les personnes toxiques. Celles et ceux à qui on a donné un maximum de temps, un maximum d'écoute, de présence, d'attention, de rêve, de matériel, et qui ne remarquent rien et persistent à voir uniquement le négatif.
Je veux aller vers le haut, pas vers le bas. C'est quand je remarque les petits bonheurs de l'existence que je me sens bien. Une musique, un instant de vie, un clin d'oeil de la nature, des petites choses insignifiantes pour les missiles de notre société qui filent à toute vitesse vers des cibles qu'eux memes n'arriveront jamais totalement à définir.
Je capte ces bonheurs et j'essaie de les réfléchir pour que les autres les perçoivent et réfléchissent à leur tour et ainsi de suite. Rayonner vers eux pour essayer un peu de s'ouvrir les yeux, à deux ou à plusieurs du moment qu'on a du bonheur à donner et non pas à revendre.
Ce matin j'ai croisé la route d'un héron, puis d'un écureuil. Ce sont eux les plus heureux, les plus libres. J'ai aussi arrêté mon regard sur le contraste saisissant des arbres d'un vert magique et d'un ciel gris orage. J'aime remarquer ces petits détails et je me dis que la vie est trop courte aussi pour ça.
Est ce que je rêve trop? Je ne pense pas. Je fais un ralenti sur la vraie vie, celle que les gens traversent trop vite pour se donner l'impression de faire un maximum de choses et se dire sur leur lit de mort qu'ils auront eu une vie bien remplie. Mais remplie de quoi, finalement?
De ma petite vie d'une trentaine d'années, j'ai vu des choses, pas assez, rencontré des gens, pas assez, aimé et été aimée, pas assez, mais je ne suis pas pressée car je veux pouvoir savourer ce que je vis et je veux aussi pouvoir prendre le temps de choisir mes directions, pour me sentir bien et faire en sorte qu'autour de moi les gens se sentent bien aussi.
Si je peux leur apporter un peu de tout ça, alors sur mon lit de mort, je pourrai dire que j'ai bien fait d'aimer la vie.
jeudi 5 novembre 2009
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2 commentaires:
la notion de bonheur ou de liberté na de sens que si tu as un intellecte pour y penser
le héron et l'écureuil non seulement non aucune idée de ce qu'est la liberté ùis en plus ne ce rende pas compte de ce que toi tu appel la liberté sinon ils partiraient explorer le monde :)
cqfd
cqfd.... tu ferais pas partie de ces gens qui, lorsqu'ils vont au cinéma, sont effarés de voir les héros claquer la porte de leur bagnole et partir courser les méchants sans fermer à clé? ;)))
mais bon, sur le fond tu as raison ;)
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